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Preface Part 2 - L'origine du projet

Posted by Allouche Mathieu on November 6, 2012 at 4:45 AM

Type : Article

De l’idée au concept, il y a tout un travail de réflexion, qui demande du temps. Je décris ici l’origine du projet et je vous livre ici mon analyse du marché et mes axes de travail. Bonne lecture


Suite de l’article : Préface Part 1 - L’aventure commence


Bonjour à tous,
Je m’appelle Mathieu Allouche. Ingénieur et architecte logiciels accompli, formateur et consultant depuis près de 15 ans, j’ai décidé de quitter ma zone de confort, et de me lancer dans la grande aventure de la création d’entreprise.
J’ai l’idée (sûrement folle me direz-vous) de partager avec vous, sur le ton familier de la causerie, toutes les étapes de mon projet…
Merci à tous d’avance pour vos commentaires.


…pour 1 une bonne idée j’en jette 100…
Je ne suis pas certain que cela soit par besoin de considération, mais déjà à l’âge de 10 ans lorsque j’ai eu mes premiers micro-ordinateurs équipés respectivement de leur processeur 65C02, Z80 et de leur 128 Ko de mémoire (ne les citons pas…;), puis Intel 8080, j’ai eu un rêve : rentrer dans la mémoire collective des gens en créant des produits qui feront partie, du quotidien des utilisateurs et surtout un peu de l’histoire.

Amstrad CPC 6128 - Source Wikipedia.fr Apple IIC - Source Fabrice Montupet Boite officiel de Windwos 1 - Source inconnue


C’est avec beaucoup d’application que je me suis employé à atteindre cet objectif, à faire, avec plus ou moins de réussite et de détours, études et choix professionnels… Peut-être ai-je déjà réussi à atteindre en partie mon objectif, car vous avez déjà très certainement utilisé (sans le savoir) un produit que j’ai conçu… Enfin difficile de le savoir, et encore moins de le mesurer.
C’est en 1990 que j’imagine pour la première fois créer ma marque AlloASoft (pour Allouche And Software), mais qui n’est jamais allée beaucoup plus loin qu’un logo, une association loi 1901 et quelques logiciels distribués de manière confidentielle…

J’ai toujours pensé que l’un des moyens les plus sûrs, pour laisser une trace aurait été de créer ma marque, et ma société d’édition logiciels. Je me suis souvent éloigné de cette idée, pour finalement y revenir à chaque fois. Mais avant de me lancer il me fallait une bonne idée. Selon mes critères, avoir une bonne idée n’est en soit pas un problème, mais une question d’observation, de nombre, de temps et d’entrainement. Avec un peu de recul sur son quotidien, on trouve. Il faut ensuite confronter cette intuition. Une bonne idée, est une idée qui a mûri, qui est réalisable, qui répond à un besoin ou un problème et qui présente une rentabilité. Pour ma part, je pense que pour 1 bonne idée j’en jette au moins 100. Je suis donc en éveil permanent, et j’adapte les frontières de mon projet à la lumière des informations que je récolte. Je n’hésite pas à soumettre mes idées à mon cercle de relations.
Pour y avoir réfléchi pendant de longs mois (voire quelques années), j’ai une idée assez précise du projet. Mes 8 dernières années et demie passées chez un éditeur logiciel de solution SaaS comme NP6*, vous amènent indéniablement de l’expérience et vous permettent de mettre en perspective tous les projets, Micro focus NP6
Logo NP6 - Source www.np6.comLogo MailPerformance - Souce www.mailperformance.fr
Créée en 1999, NP6 est notamment l’éditeur de la solution SaaS MailPerformance. Apparue en 2001 elle prend son envol à partir de 2007 pour atteindre l’année dernière 18 Milliards de mails et 15 millions de SMS par an pour un CA supérieur à 10 millions d’euros. Je profite de ces quelques lignes pour remercier Stéphane et pour lui dire qu’il a sûrement eu tort de me laisser partir. Enfin l’avenir nous le dira.
même les tous cuits qui capotent pour tout un tas de paramètres auxquels vous n’aviez pas pensé. J’ai pu accumuler tous les points XP possibles, déjà car je suis passé par tous les postes d’une chaine de production - développeur, architecte, chef de projets, directeur des projets, et enfin directeur des systèmes d’information groupe - et puis parce que ce type d’entreprise vous amène la culture du projet à forte volumétrie dans un contexte d’exigence sans équivalent, les valeurs de l’engagement et du travail en équipe, un énorme carnet d’adresse dans tous les corps de métiers et enfin vous recentre en permanence sur les besoins du client.

…une idée unique…

Une autre question que l’on se pose souvent, est « faut-il trouver une idée unique pour se lancer ?». Une fois de plus (ce n’est que mon avis), je réponds dans « l’idéal pas du tout ». J’attribue les propos suivants à Bruno Walther, mais je peux me tromper : Admettons que vous soyez unique, voire exceptionnel. Des comme vous il y en a qu’un sur 1 milliard. Et bien sachez que 9 autres personnes ont eu ou auront la même idée… Donc s’il n’existe aucune trace de votre concept, ce n’est qu’une question de temps, ou qu’il n’y a probablement pas de marché, ou que celui-ci n’est pas assez mûr. Pour ma part, j’étudie le marché, je fais le SWOT de mes concurrents, et je cherche des angles d’attaque différents. Plus le marché est mûr, plus il y a des concurrents, plus le ticket d’entrée sera complexe et cher. Mais avec un peu d’ingéniosité, rien n’est impossible, comme Apple et son IPhone ou Google et son Chrome (pour ne citer qu’eux) ont su le démontrer… Donc si votre idée est bonne, et que tous vos indicateurs sont au vert, faites comme moi… Foncez !


Savoir s’entourer

Je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. En 1999, j’ai créé avec 2 amis « Koneex ». Ça pour avoir innové, nous l’avions fait, car en moins de 3 ans nous avions :

    • Une plateforme de tv en ligne (Planete TV) équivalent à l’offre freebox avec une box (HomeBox), un peu moins sexy certes, mais une box, capable de lire du multimédia, faire du streaming et même de l’achat en ligne et naviguer sur Internet … Pour information Free n'est arrivée avec son concept 2 ans plus tard.
    • Un site communautaire de boutiques en ligne (Multi-boutique) "à la Prestashop" accouplé à un ERP avec de la BI et un outil de mailing
    • Un site de statistique à la AT Internet Xiti (VoStats.com)
Logo de la plateforme Planete TV Home page de multiboutique Homepage de VoStats.com
Le logo PlaneteTV La page de l’offre multiboutiques La page d’accueil de VoStats

Vous ne connaissez aucun de ces produits ? C’est normal. Pour ce replacer dans le contexte d’internet et de la mobilité de l’époque, il faut se souvenir que le commerce électronique balbutiait, aucune trace de social networking, et que seulement 15% des foyers étaient équipés d’une connexion et que les plus performantes annonçaient 128 ko, mais à quel prix ? Le marché n’était pas encore à maturité, mais le potentiel oui. Nous étions confronté lors des levées de fond au fameux : « ça ne marchera jamais ». J’ai eu le temps de réfléchir aux causes de cet échec. L’une des plus certaines c’est le « temps », et la seconde c’est « l’autisme » dans lequel on se plonge lorsque le projet démarre. Par protectionnisme intellectuel et financier, nous faisions tout nous-même. La conséquence, par manque de temps nous nous sommes très certainement fermés aux critiques, et par manque d’argent les projets n’ont pas eu temps de suffisamment démarrer, malgré quelques belles références. C’est pourquoi, savoir choisir son entourage, est certainement le point le plus important, et la clé de la réussite.

En résumé, mes axes de travail seront pour ce nouveau projet :
  • Promouvoir le projet de manière massive, ouvrir l’actionnariat
  • Choisir des méthodes collaboratives et communautaires pour toutes les phases du projet
  • Choisir les vraies priorités, écarter les pistes superflues
  • Rester « agile » : soumettre son projet étape par étape, écouter et modifier
  • Faire preuve de pragmatisme et se souvenir que le mieux est l’ennemi du bien
  • Enfin et surtout déléguer


L’idée de départ…une stratégie très ambitieuse

Si l’on observe bien notre quotidien, toutes activités commerciales reposent sur la notion de communauté, et sur la notion de placement stratégique. Pour avoir étudié, observé et expérimenté pendant de longues années ces 2 notions, je peux vous confirmer c’est que si vous n’êtes pas un professionnel il est extrêmement compliqué d’être performant et de faire les bons choix.

Pour faire assez simple, il existe en fait deux écoles :

Si vous êtes dans la zone 1, vous avez peu de clients, chaque client est pour vous une part importante de votre chiffre donc un risque majeur, mais vos produits sont sûrement assez pointus pour fidéliser vos acheteurs et la concurrence sur votre secteur n’est pas forcément importante en nombre, mais obligatoirement technique. Vous devez avoir pas mal de traitements spécifiques qui verrouillent votre clientèle, mais le coup d’acquisition ou de maintenance de chaque client est lourd. Vous êtes donc dans ce que l’on appelle une niche professionnelle ou fonctionnelle. Les solutions de la zone 1 représentent, pour une grande part, les modèles économiques traditionnels

Communautés & stratégies
Je ne peux que vous conseiller les nombreuses lectures sur le nouveaux modèles de rentabilité basés sur les mécanismes de « long trail »,et social computing comme ceux de «Clay Shirky », ou de « Chris Anderson » autour de nombreux sujets comme le crowdfunding, le modèle SaaS ou les offres freemium. Leur réflexion de base est que les produits qui font l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix, et créer la liaison permettant de les découvrir.

Si vous êtes dans la zone 2, vous êtes un généraliste ayant beaucoup de petits clients. La perte de l’un d’eux est peu impactante, mais le peu de spécificité de vos produits induit une forte pénétrabilité de la part de vos concurrents et des mouvements sensibles du nombre de vos clients, que vous devez surveiller à grand coup de tableaux. Votre solution très généraliste vous permet une maintenance aisée, mais elle répond mal aux exigences clientes et aux processus spécifiques. Les solutions de la zone 2, représentent, pour une grande part, l’émergence des nouveaux modèles économiques mettant en œuvre les mécanismes de « long trail »


Devant une telle analyse, on s’aperçoit qu’aucun modèle n’est parfait. On observe depuis maintenant plus de 5 ans, que les solutions en zone 1 opèrent des replacements stratégiques vers la zone 2. Ainsi, beaucoup se sont adonnés en plus de la dématérialisation, au modèle SaaS et certains tentent même l’aventure des offres freemium et des mécaniques communautaires. Mais il est certain que devant l’affluence des offres de cloud computing et le succès des nouveaux modèles économiques, la concurrence va être énorme, et que ce phénomène va s’opérer aussi dans l’autre sens. Il va y avoir du sang (numérique)… L’objectif avoué pour chacun étant de créer du récurrent, de séduire tous les types de portefeuilles et surtout verrouiller sa clientèle.


La prise de risque minimum qui consiste à se placer entre les deux, est juste une utopie sur une solution existante. Faisons un focus sur les solutions placées dans la zone 2, celles qui notamment utilisent les mécaniques communautaires et plus particulièrement celles qui utilisent massivement le ‘social networking’ :


Il n’existe pas sur le marché actuel de solutions qui répondent parfaitement aux spécificités de chaque métier. Si vous prenez par exemple, les ténors du marché comme Viadeo ou Linked In, vous avez probablement constaté qu’ils sont parfaits pour gérer les flux d’information, pour cartographier nos relations et liens qui les unissent, mais vous avez aussi remarqué qu’ils sont nuls dans notre quotidien de travailleur. Comme nous sommes quasiment tous des travailleurs de niche, nous sommes forcément obligés d’utiliser des outils complémentaires. Lorsque ces sites généralistes nous proposent des fonctionnalités complémentaires qui peuvent répondre à nos besoins, les développements qui sont mis en œuvre sont très souvent des verrues qui viennent se greffer maladroitement. Quand Facebook, réseau social pour particuliers par excellence choisi de créer des pages pro, on sent clairement que l’ergonomie ne s’y prête pas et que l’on tord le modèle.


L’état actuel de mes observations me permet de penser que l’ensemble des besoins des communautés de niches seraient à 70% communs. L’une des pistes de réflexion pour mon modèle est donc de se baser sur des développements modulaires qui utilisent massivement le croisement des données et une architecture de type socle commun. De même, suivant ces mêmes observations, je me suis aperçu que certains modèles de rentabilité n’ont pas encore été vraiment explorés, comme ceux à rentabilité négative et les modèles pyramidaux, qui seront des pistes pour financer mon projet…

En résumé, mes axes de travail vont être :
  • Développer des applications pour des niches métiers en mettant en œuvre des fonctionnalités communautaires
  • Créer conjointement un socle de fonctions communes et des modules spécifiques
  • Utiliser conjointement plusieurs modèles financiers afin de parfaire les faiblesses de chacun

A suivre : Préface part 3 - Objectifs de la startup et description projet


Allouche Mathieu
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